POEMES DIVERS

Partir
L'aube d'un
décembre hivernal
M'emporte dans l'aurore glacial
La neige feutre mon pas incertain
Vers le mystère d'une vie de demain
Partir sans se retourner
Laisser derrière ses regrets
Pour un futur considérer
Avancer et oublier les secrets
Dernier regard sur ce passé
Dans mon manteau je grelote
Dans mon coeur l'image caressé
En silence je sanglote
Ame brisée dans la froidure du matin
Quitter sa vie et la page tourner
Amour délaissé au souvenir chagrin
Quitter sa vie et le livre fermer

Le
fleuve de la vie
La vie est un torrent tumultueux.
Grondant sur mes jours en échos furieux.
Entraînant dans ses flots houleux.
Les joies et les peines en souvenirs silencieux.
Ta rive, parfois paisible parfois danger,
Forme le tracé de ma destinée.
Quitter ton lit et pied à terre poser.
Pour une courte escale improvisée.
Dans cette calanque sans avenir,
Juste la passion toute entière assouvir.
De cet amour sans interrogation se nourrir.
Déguster jusqu'à la lie puis repartir.
L'aiguail du roseau dans l'aurore naissante.
Irise ces perles des reflets du diamant.
Pierres précieuses offertes par l'existence.
Que l'on nome bonheur ou enchantement .
Fétu de paille sur tes flots impitoyables.
A ton courant rapide point de barrages.
Tu m'emportes sur ton cours imperturbable.
Simple poussière dans cet univers insondable.
La vie du poète est un long fleuve tranquille.
Mais l'existence est parsemées de périples.
Dans le tourbillon des jours que tu veux pacifiques.
Le cap de ton destin est ton seul objectif


Le
mariage
Reflet du diamant
Sur ma main scintillant
Eclat d 'une alliance
Nos destinés scellant
Partage de l'existence
Dans la peine ou la jouissance
Plaisir d'une vie descente
Solitude en partance
Deux coeurs en silence
Deux mains s'unissant
Dans le temps sans défaillance
Jusqu'à la mort ensemble
Aimer dans la souffrance
Haïr dans l'ignorance
Le mariage est Byzance
Quand la passion est présence.


Regard sur une vie
Les jours s'écoulent doucement
Rituel de l'aube au crépuscule
Impassible temps qui me bouscule
Usant mon corps inlassablement
Hier est si proche et pourtant, souvenir
Le premier baiser à un gout d'amertume
Nostalgie pour ce moment sur le bitume
Entre deux êtres gauches et sans avenir
Alors les pensées s'enfuient sur les premières caresses
Et la crainte de cet acte, attendu et pourtant redouté
Empreinte indélébile sur ta peau à jamais gravée
Espoir puéril d'un amour qui se voulait tendresse
Bien sur d autres baisers encore et d 'autre corps à corps
Bien sur d'autres souvenirs,quelques fois aux teintes chagrin
La vie est un film qui s'achève au 'the end' de la fin
Avec son lot d'épreuves inextricables et son triste record
L'existence est une route qui te conduit vers la lumière
Quand sur l'arbre de la vie, la cime déjà tu atteints
La tête dans les nuages et les anges en aubes de satins
A ton pied déversent les pleures et les roses trémière


Fantasme
La vie est plaisir
Quand de rose elle s'habille
Aux senteurs du désir
Vêtue de noir et de résille
Ton visage est invite
Ton sourire est un charme
Tes courbes je n' évite
Mon regard est sans larme
Parfum subtil de ton corps
Qui dans la nuit m'encense
Langage des sens en accords
Pour t'aimer dans l'indécence
Fantasme dans l'absolu
Mes envies il colore
Une seule fois être l'élu
De ma passion je t'honore
Reine de mon jardin secret
Nos vies un moment oublier
Nos sens partagés sans décret
Et l'existence enfin remercier


Blessure d enfance
En mon coeur réside une peine
Depuis des années, elle règne.
Douleur sans nom et sans visage
Mais te hanter jamais elle ne se lasse.
Souvenirs qu 'on aimerait abolir
Instants qu'on voudrait ne jamais vivre
Atteinte de la personne et de l'âme
Blessure gravée qui ne s'efface
Salir un être sans remord
Et peut être le marquer de la mort
Indélébiles traces dans la tête
Esprit torturé comme un mal rebelle.
Corps meurtri par des caresses forcées
Chair souillée pour un plaisir volé
Ecoute d où vient cette peine ensevelie
Au fond d'un coeur qui ne connait l'oubli
Horrible vision d'un homme repoussant
S'octroyant le corps fragile d'une enfant
Prisonnière de sa frayeur, impossible de crier
Honte sur l'enfant qui jamais n'a dénoncé
Injuste culpabilité qui ronge la victime
Injuste liberté qu'est donné au fautif .
Acte immonde qu'un destin peu détruire
Injure sans nom que la vie doit rebâtir
Corps réfractaire , peau souvenir
D'une offense qui ne veut pas mourir.


Errance
Je marchais sans but dans le soir,
Amie de la nuit ,préférant le noir.
Trainant au fond de moi mes peines, mes rancoeurs.
Indéfinissable mal, dévorant mon coeur .
Profondément ancré,occultant ma souffrance.
Un jour peut être s'effacera la douleur et sa démence.
Les souvenirs souvent m 'envahissent, images sombres.
Obsédantes, tenaces je les endure dans l'ombre.
Pente douce qui m'entraîne vers une certaine mélancolie.
Retournant dans le passé que je veux oublier sans nostalgie.
Enfouir à nouveau au fond de mon être .
Les plaies ouvertes qui saignent en secret .
Pouvoir chasser de ma tête les blessures d'hier .
Vivre pleinement et de moi être fier.
Experte, dissimuler à nouveau et feindre le bonheur.
Car toujours en moi subsistera une part de malheur.
Plonger doucement dans un sommeil bienheureux
Pour faire de demain un jour que j'aimerais joyeux.

Je t'aime
Sur le chemin de ton coeur
J'ai oublié la douleur
Sur le chemin de ton regard
J'ai fondue sans égard
Sur le chemin de tes pensées
J'ai volé des baisers
Sur le chemin de tes lèvres
J'ai gouté ta sève
Sur le chemin de tes mains
Je me suis faite satin
Sur le chemin de tes mots
J'ai vibré de leurs échos
Sur le chemin de tes larmes
J'ai rendu les armes
Sur le chemin de ton amour
J'ai dis "je t'aime" pour toujours
.


Voyage
Sur l'aile d'un
papillon
M'envoler dans le bleu azur
Sourire et retirer le bâillon
Légère,le coeur livré à l'amure
Plonger son regard vers l'horizon
Ne plus écouter que le murmure
Chants divins d 'une oraison
Que l'on souhaiterait perdure
Sur un nuage, dans l'abandon
Le monde oublier sans parjure
Du céans fredonner la chanson
Message d'un ange en mesure
Embarquement au cri de l'aiglon
Vers un univers sans torture
Voir la porte du paradis par l'acon
Y pénétrer et longer l'arcature.


Plume et encrier
Dans le silence de ma nuit
Aux heures bercées d'insomnie
L'appel de ton encre me séduit
Et tremper la plume me ravie
Par ta couleur tu laisses trace
De mes mots et de mon rêve
A ma solitude faire face
Liquide magique tu es ma sève.
Noircir des pages,à toi faire dépôts
Témoin de ma vie, vous êtes mes amis
Duo indispensable, amoureux des mots
Plume et encrier, utiliser sans tamis
Que mon existence se noie sous tes flots
Compagnon fidèle de mes heures sans sommeil
De noir tu vêts l'encre de mes sanglots
Pour mon coeur qui saigne,tu restes en éveil
Aux premières lueurs de l'aurore
Ranger ma plume et boucher l'encrier
Pour un jour nouveau qui en moi subodore
Les pensées que ce soir, j'irai te confier
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